01 octobre 2007
On va pas épiloguer... Si ? ...Arh...
- Poussez, Madame, poussez !
- Mais je pousse, conasse, qu'est-ce que tu crois !
Seulement je me demande, est-ce que j'ai vraiment quelque chose dans le ventre ?
Est-ce que nous ne nous sommes pas tout imaginé ?
Et s'il y avait un texte diforme, handicapé, affreux ?
Et s'il était mort né ? (enfin, pour ça, faudrait-il d'abord qu'il naquit)
Et s'il existe, sera-t-il rancunier de tous mes doutes, de l'avoir ainsi asphyxié ?
À moi ! c'est une vraie histoire d'incommunicabilité. C'est une
histoire de couple (1+1), c'est une histoire de route (1\ /1), c'est
une histoire qui se joue (1*1) et dont on se doute qu'elle pourrait se
finir.
mais quand ?
(oui oui, on vous tient au courant)
20 septembre 2007
hÀllo ?
Je ne peux pas vous répondre pour le moment.
Mais écrivez-moi un mot laissez-moi un moment message et je vous rappelle.
07 septembre 2007
Sur la route
For what is a man, what has he got?
If not himself, then he has naught.
To say the things he truly feels;
And not the words of one who kneels.
The record shows I took the blows -
And did it my way!
Hier il a décidé : « je partirai à l’aube. Tu me conduiras avec Ismène à la porte du Nord. » J’ai demandé : « Pour aller où ? ». Il a hurlé d’une voix terrible : « nulle part ! N’importe où, hors de Thèbes ! ». J’ai dit : « Je pars aussi. » Mais lui : « À la porte du Nord, pas plus loin ! » Et maintenant la porte du Nord, il l’a franchie. Et moi aussi…
03 septembre 2007
Tout ne sera pas comme avant
chacun
tirant à soi un enfant
avec l'air d'avoir en lui
absorbé toutes les nuits
depuis le commencement
Il me tient à coeur, ce projet. Parce que ses questions sont les miennes. Je me fiche de ce que ça deviendra, ou pas. Je veux y réfléchir, je veux y travailler.
Un groupe de gens s'est engagé - temporel, l'engagement - à se voir pour construire quelque chose ensemble.
Je m'étonne toujours de ce que l'engagement diffère selon le point de vue. De ce qu'il est illusoire de penser qu'on place ses priorités de la même façon. Comme quand on est enfant et qu'on croit que l'autre perçoit la même chose que nous d'un dessin, ou d'un mot.
Apprendre à vivre au sein d'une vive hétérogénéité. Faire son trou dans la confusion. Construire ensemble, malgré tout. Voilà de beaux défis pour à moi.
29 août 2007
Non, nous ne nous désolidariserons pas
Ou l'inconfort du doute.
Quand je prends des initiatives, quand je fais un choix, quand je m'engage dans quelque chose de nouveau, j'attends de mon père qu'il me soutienne. Ou qu'il m'explique pourquoi je fais fausse route jusqu'à m'en convaincre. Il ne le fait jamais. Il arrive quand tout est fini, quand les conséquences sont évidentes et digérées, et défend l'avis majoritaire. Mon complexe d'oedipe a encore de belles heures devant lui. Mais vous vous en foutez et vous avez raison.
Je suis avide et frustrée d'un regard bienveillant, porté sur ce que je suis, ce que je fais. du mal à supporter l'odeur du doute quand il ébranle mes fondamentaux. une belle odeur de moteur qui chauffe.
ça tourne un peu sur soi-même, à vide. ça fume. c'est inquiétant tellement ça fume.
puis ça finit par démarrer.
alors je comprends que ça l'a déjà fait la dernière fois, que ça le fait toujours, que c'est carrément risible d'avoir peur à chaque fois, qu'il serait temps d'avoir un peu confiance.
Je ne vous parle pas d'aveuglement. Enfin si, celui d'Oedipe, mais ça c'est autre chose.
La confiance raisonnable dans la machine qu'on a participé à construire et qu'on connaît.
Tout ça pour ne pas avoir l'air de dire qu'il y a des tensions dans l'air de rien.
Que les tensions, c'est attendu.
Que la critique, c'est appréciable.
Que se détendre, ça prend du temps.
Que le temps, c'est de l'argent la valeur du chemin.
Que les chemins, on connaît.
Il y a de la route à faire, mes amis. Et caetera.
Nous ne nous dé-solidariserons pas. Ou pas.
Nous trouverons la formule magique. Ou pas magique.
Nous serons beaux, et forts. Peut-être.
28 août 2007
Un blog ?
Est-il possible d'y échapper ?
Est-il utile d'y échapper ?
Est-il souhaitable d'y échapper ?

Avant d'être un blog, À moi est un texte de théâtre en cours de création. C'est-à-dire qu'une équipe s'emploie à le déchiffrer, puis à en faire quelque chose de théâtral.
Parce que le chemin pour y arriver a toute son importance, parce qu'écrire n'arrive jamais seul, parce que le blog est dans la continuité des propos du texte, j'ouvre une brèche, et je viens vous y chuchoter les secrets d'À moi. Puisse ce texte vivre sa vie sans moi ; en attendant, le chantier est ouvert, les pelleteuses ronronnent, les ouvriers sont en forme, le contremaître a le nez dans ses plans et, puisque vous passez par là, ouvrez l'oeil et restez aux aguets.

